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Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments mais des compléments nutritionnels destinés à combler certaines carences en minéraux, vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels... Les informations ci-dessus sont données à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis médical spécialisé. Chaque lecteur est responsable de ses propres actes.

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Robert Masson dénonce

la phytothérapie de bazar
 
Profitant du manque d’éducation du grand public en matière de phytothérapie, on lui fait aujourd’hui avaler n’importe quoi. Certains vendent ainsi de la poudre de perlimpinpin, tandis que d’autres n’hésitent pas à faire des prescriptions dangereuses. Robert Masson, le célèbre naturopathe, pousse ici un coup de gueule.
J’ai récemment lu, dans une revue grand public distribuée gratuitement en magasin diététique, qu’une naturopathe-phytothérapeute (?) conseille de prendre, pour soigner l’asthme d’origine allergique, une décoction composée de belladone, jusqiame, gelsemium et gui. Pour cela, il suffit, explique-t-elle, de prendre une cuillère à soupe de chacune des plantes, de les faire bouillir pendant une minute, puis de les infuser pendant deux minutes. Et boire 3 à 5 tasses par jour. D’autres plantes étaient également conseillées en teinture mère : Ipeca, Datura et Lobelia inflata, à raison de 50 gouttes par jour… Je prie sincèrement pour que personne ne mette en oeuvre ses conseils ! Le public, heureusement, est protégé car aucun herboriste ou pharmacien confirmé ne délivrera ces prescriptions hautement toxiques. 9000 gélules par jour ! Quand ils ne sont pas dangereux, les conseils sont souvent inutiles. Une de mes connaissances a ainsi utilisé la canneberge (dosée à 0,35 mg de plantes par gélule) pour soigner des problèmes urinaires. Dans notre pratique, nous avons observé qu’il ne faut pas moins de 50 mg de plantes par kilo corporel pour avoir une efficacité thérapeutique. Notre personne pèse 60 kg, il lui faudra donc prendre trois grammes de plantes par jour.. Combien lui faut-il de gélules ? 9000 !!!
De qui se moque t-on ? Il faut savoir lire les étiquettes ! Qui pense aux propriétés hormonales des plantes ? Mais la phytothérapie demande aussi des connaissances quant aux propriétés hormonales de plantes rarement mises en exergues, je citerais deux exemples : Un médecin très connu conseille à un des mes amis ayant trois filles, dont les âges s’étalent de 12 à 18 ans, de supplémenter l’alimentation de l’une d’elle avec du soja ingéré tous les jours. Après deux ans de cette supplémentation, la jeune fille présente un gros kyste sur l’ovaire alors que les deux autres sont, elles, « indemnes ». Deux même exemples : ma fille Joëlle se met à prendre de la tisane de sauge fraîche que lui apportait une amie de banlieue, après deux mois de cette boisson qu’elle trouvait délicieuse, ses seins étaient atteints de mastoses importantes. Sur mes conseils, arrêt immédiat de la tisane et en quelques mois tout était rentré dans l’ordre. Non seulement, la sauge, le soja mais le basilic, le houblon, l’alfafa, la bourrache, l’angélique, le souci, la réglisse, le millefeuille, l’alchémille, l’aunée, la feuille de cassis ou de poirier et même le simple jus de navet et tant d’autres ont des actions précises sur nos glandes endocrines, il est bon de se confier à des praticiens expérimentés.
 
Pour l’automédication : les plantes fraîches Toutefois dans la mesure où l’on a décidé de recourir aux plantesen automédication, je recommande tout particulièrement les plantes fraîches réalisées grâce à un procédé original de stabilisation par le froid dans un délai de 24 H après récolte. Ceci permet de préserver l’intégralité des constituants de la plante, ses vitamines, ses minéraux, ses enzymes et surtout ses propriétés thérapeutiques. Jusqu’ici on ne pouvait s’en procurer qu’en pharmacie. On peut maintenant accéder à ces produits directement. Les plantes sont de qualité biologiques et les suspensions buvables ne contiennent que 30 % d’alcool (bio également). La supériorité des plantes fraîches se démontre facilement : par exemple, si l’on essaye de traiter une furonculose chronique avec une décoction de racines de bardane sèche, les résultats avoisinent le placebo. Avec la bardane fraîche les résultats sont très rapides. Si l’on traite un terrain prédisposé aux infections ORL et bronchiquesavec de l’échinacee même frais (en teinture mère), le traitement est long et pas toujours concluant ; par contre avec de l’échinacée plante fraîche, les résultats sont très vite au rendez-vous. Par ces deux exemples, le lecteur comprendra la supériorité incontestable des plantes fraîches. Ajoutons que le procédé employé, même s’il privilégie une des parties de la plante (feuilles, sommités fleuries, graines...) intègre toujours, minotitairement, les autres parties ce qui permet d’éviter les effets secondaires indésirables. Leur posologie (à adapter) est en général de 1 cuillère à café dans un verre d’eau deux fois par jour. Une cuillère à café de 5ml contenant environ 1,7 g de plante fraîche.  n  Profitant du manque d’éducation du grand public en matière de phytothérapie, on lui fait aujourd’hui avaler n’importe quoi. Certains vendent ainsi de la poudre de perlimpinpin, tandis que d’autres n’hésitent pas à faire des prescriptions dangereuses.
 
Robert Masson, le célèbre naturopathe, pousse ici un coup de gueule.

 



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